Ça caresse les carreaux au rythme des rafales de vents. Les gouttes s'écrasant rythment mes réflexions, qui comme souvent ne mèneront pas à grand-chose.
On grandit trop vite. Je ne suis plus un gamin. Je ne crois pas pour autant en être devenu un homme. Je vois toujours certaines personnes comme plus adultes que moi, alors que par définition, par convention, je ne le suis pas moins. Pas aux yeux de l'INSEE par exemple.
Mais je crois que j'ai commencé ma mue. Je ne suis pas respectable, pas encore. Mais qui sait si avant la tombe, ça ne pourrait pas finir par arriver.
Je trouve en tout cas magnifiques les gens. Pas tous, mais la partie détestable de l'espèce humaine me semble jour après jour diminuer à vue d’œil. Je ne sais pas vous, mais moi, parfois, j'y crois. Aux bons moments, au futur, aux amis. À la famille aussi...
La solitude est définitivement une saloperie. Si je dois mener un combat, je crois que ce sera contre ça. La solitude. Attention, que les ermites ne s'inquiètent pas, c'est la solitude subie que je traquerais. Celle qu'on nous vante, qu'on nous promet. Celle qui nous rendrait plus heureux, dans une consommation du quotidien. Une journée est faite pour être consommée. La nourriture doit être ingurgité, le travail expédié, les loisirs multipliés, la vie intime dépouillée. Voilà, on doit faire ça. Ne plus avoir le temps de vivre. Ne plus avoir le temps de deviser autour d'un verre, de rencontrer autour d'un plat. Faut devenir quelqu'un, à défaut d'être soi-même, et le faire en dépit des autres, et surtout pas grâce à eux. Se rendre compte qu'on n'est pas tout seul, qu'on a parfois besoin d'autres bras et jambes que les nôtres pour se relever, c'est être faible. Réalisez-vous tout seul. Connerie...
Moi je veux être ensemble, toujours, quitte à passer pour un parasite, pour un profiteur, ne plus hésiter à inviter les gens, ne plus refuser les invitations, quelle que soit leur nature. C'est fini de se dire que c'est mieux d'être seul. Chaque seconde de solitude est une seconde perdue. Pour toujours. Et toujours c'est long.
Voilà.
C'est tout.
On grandit trop vite. Je ne suis plus un gamin. Je ne crois pas pour autant en être devenu un homme. Je vois toujours certaines personnes comme plus adultes que moi, alors que par définition, par convention, je ne le suis pas moins. Pas aux yeux de l'INSEE par exemple.
Mais je crois que j'ai commencé ma mue. Je ne suis pas respectable, pas encore. Mais qui sait si avant la tombe, ça ne pourrait pas finir par arriver.
Je trouve en tout cas magnifiques les gens. Pas tous, mais la partie détestable de l'espèce humaine me semble jour après jour diminuer à vue d’œil. Je ne sais pas vous, mais moi, parfois, j'y crois. Aux bons moments, au futur, aux amis. À la famille aussi...
La solitude est définitivement une saloperie. Si je dois mener un combat, je crois que ce sera contre ça. La solitude. Attention, que les ermites ne s'inquiètent pas, c'est la solitude subie que je traquerais. Celle qu'on nous vante, qu'on nous promet. Celle qui nous rendrait plus heureux, dans une consommation du quotidien. Une journée est faite pour être consommée. La nourriture doit être ingurgité, le travail expédié, les loisirs multipliés, la vie intime dépouillée. Voilà, on doit faire ça. Ne plus avoir le temps de vivre. Ne plus avoir le temps de deviser autour d'un verre, de rencontrer autour d'un plat. Faut devenir quelqu'un, à défaut d'être soi-même, et le faire en dépit des autres, et surtout pas grâce à eux. Se rendre compte qu'on n'est pas tout seul, qu'on a parfois besoin d'autres bras et jambes que les nôtres pour se relever, c'est être faible. Réalisez-vous tout seul. Connerie...
Moi je veux être ensemble, toujours, quitte à passer pour un parasite, pour un profiteur, ne plus hésiter à inviter les gens, ne plus refuser les invitations, quelle que soit leur nature. C'est fini de se dire que c'est mieux d'être seul. Chaque seconde de solitude est une seconde perdue. Pour toujours. Et toujours c'est long.
Voilà.
C'est tout.