Le soleil ne tape plus assez fort pour faire mûrir. Il ne permet plus de se faire dorer. Il réchauffe timidement, luttant contre les vents qui s'engouffrent dans les artères désertes d'organismes urbains monotones et anonymes. Le soleil ne tape plus assez fort pour faire sourire. Il est présent pour nous rappeler ses bienfaits, et s'absente dès lors que nous nous habituons à lui.
La chaleur est dans les cœurs dit-on. Un cœur sec peut-il être chaud comme une pierre irradiée tout l'été ? Quand la lumière se fait je la fuis, quand elle est absente je la maudis. Problème de timing.
Les gens du Nord ont dans le cœur cette chaleur que ceux du Sud ont dans le slip. C'est d'Enrico Macias. Je ne suis pas du Nord. Je suis du milieu. Au milieu de la France, au milieu de ma famille, au milieu des capacités intellectuelles d'un bipède moyen (en ne comptant pas le kangourou, dont je ne suis même pas sûr qu'il soit un bipède). Normalement, au milieu on se tient chaud. Moi j'ai froid. J'ai la goutte au nez, les mains qui tremblent, le cerveau lent. J'ai l'urine qui fume. J'ai l'engourdissement latent, l'attente engourdie, la patience à bout.
Il va se passer quelque chose. L'onde de choc sera superbe, télurique, calorique. Des joules à gogo, du watt à rendre marteau.
Mais d'ici-là il fait froid. Rien ne pousse, tout se cache, rien ne se savoure, tout se consomme. Des réserves. Je fais des réserves. Arrive vite, printemps, la batterie est bientôt vide.
La chaleur est dans les cœurs dit-on. Un cœur sec peut-il être chaud comme une pierre irradiée tout l'été ? Quand la lumière se fait je la fuis, quand elle est absente je la maudis. Problème de timing.
Les gens du Nord ont dans le cœur cette chaleur que ceux du Sud ont dans le slip. C'est d'Enrico Macias. Je ne suis pas du Nord. Je suis du milieu. Au milieu de la France, au milieu de ma famille, au milieu des capacités intellectuelles d'un bipède moyen (en ne comptant pas le kangourou, dont je ne suis même pas sûr qu'il soit un bipède). Normalement, au milieu on se tient chaud. Moi j'ai froid. J'ai la goutte au nez, les mains qui tremblent, le cerveau lent. J'ai l'urine qui fume. J'ai l'engourdissement latent, l'attente engourdie, la patience à bout.
Il va se passer quelque chose. L'onde de choc sera superbe, télurique, calorique. Des joules à gogo, du watt à rendre marteau.
Mais d'ici-là il fait froid. Rien ne pousse, tout se cache, rien ne se savoure, tout se consomme. Des réserves. Je fais des réserves. Arrive vite, printemps, la batterie est bientôt vide.