C'est un film, A toi de jouer petit en français, The pistol en VO. Il raconte une année de la vie de "Pistol" Pete Maravich, joueur de basket émérite des années 60-70, décédé à 40 ans, en 1989, d'une crise cardiaque alors qu'il jouait avec des gamins à la balle orange.
Le film est plutôt mauvais, je ne sais même pas s'il a été projeté en salle. L'histoire est plutôt belle. Le gamin est asocial, intéressé seulement par le basket, qu'il pratique jour et nuit, allant à vélo à l'école en dribblant avec son ballon, gonfle avec laquelle il partage également son lit. Son père est entraîneur de basket à la fac de Clemson, en Caroline du Sud. Press Maravich qu'il s'appelle. Son prénom lui va bien : il presse son monde.
Son gamin, à qui il répète qu'il doit réaliser son rêve et tout sacrifier pour (Pete Maravich sera d'ailleurs dépressif lors de sa carrière de joueur pro, ne sachant pas "à quoi sert sa vie") ; le coach du lycée de son gamin, à qui il dit que son petit mec de 1m60 pour 45 kilos tout mouillé est le meilleur joueur de basket de sa génération, et que bordel, du coup, faudrait ptet le mettre titulaire de l'équipe du lycée ; sa femme, à qui il dit que leur gamin est un génie, et que bon, quand même, autant le laisser faire la seule chose dans laquelle il est bon, quitte à ce qu'il ne se consacre qu'à ça ; et enfin ses propres joueurs, à qui il fait répéter sans cesse les schémas de jeu jusqu'à atteindre une perfection totale, parce que, bon, ils ont beau être moins forts que la concurrence, si on se donne à 100% au basket, au bout d'un moment, ça paye.
La maman est pleine de sagesse et fait souvent la cuisine.
J'adore les années 60 aux states.
Et donc Pistol. Bon comme je vous ai dit le film n'est pas bon, on échappe à très peu de poncifs et schémas pré-établis. Le truc c'est que les phases de basket du film m'avaient marqué à l'époque.
Pistol a toujours été connu, tout au long de sa carrière, pour sa qualité de maniement de balle et ses talents de quasi-prestidigitateur gonfle en main. Quelques fait d'armes présents sur Youtube convainquent rapidement que le gars à au minimum 20 ans d'avance à ce niveau-là. Il rend les adversaires, et parfois même les coéquipiers complètement mabouls.
Et cette qualité qu'il avait, il l'a travaillée. C'est le point fort du film : les exercices du petit Pete. Des dribbles les yeux bandés, à vélo, au ras du sol, des kilomètres parcourus se passant la balle entre les jambes alternativement main droite-main gauche à chaque pas, et le spécial, le fait de faire tourner le ballon comme une toupie sur majeur droit, et de rester ainsi des heures durant sans jamais le faire tomber.
Ces exercices, je les ai tous réalisé. Tous. Et j'y arrivais.
Ma carrière basketballistique n'a pas suivi celle de pistol, certes, mais je me débrouille encore ballon en main. Bon, lui a fini par atteindre les deux mètres et possédait un shoot magnifique, moi je culmine actuellement à 1m76 chaussures aux pieds et j'ai jamais été foutu de foutre cette putain de sphère dans ce cercle métallique. J'ai donc des excuses.
Cela dit, je n'avais pas vu ce film depuis quinze ans. Je l'ai regardé hier.
Bah mes cochons, j'en ai pleuré, vraiment. Parce que voir un gamin de 12 ans faire la nique à des pré pubères de 16 tous plus cons que des manches, ça fait plaisir. Parce que le voir dragouiller la cheerleader en chef alors que, bah.... c'est un asocial de 12 ans, c'est toujours réconfortant. Parce que voir le premier match entre un lycée blanc et un lycée black en Caroline du Sud, et voir des séquences de jeu ou, visiblement, les deux équipes ne jouent pas au même sport, si ce n'était ce gamin tout sec qui slalome entre les grands échalas agile et magnifiques de l'équipe d'en face, c'est fort.
Et parce que mon enfance, c'était ça. Des dribbles entre les jambes. Des nuits passés avec un ballon, pour faire comme lui (ça a pas duré longtemps, j'avais pas de ballon en cuir, et le plastique ça pue). Des matchs imaginaires où mes dribbles dans le dos et mes crossovers faisaient passer les fantômes de mon esprit pour des pantins à ma merci. Ouais, c'était ça.
C'était comme quand je mangeais de l'amandine au chocolat. C'était écœurant, c'était incompréhensible. Mais c'était bien.
Le film est plutôt mauvais, je ne sais même pas s'il a été projeté en salle. L'histoire est plutôt belle. Le gamin est asocial, intéressé seulement par le basket, qu'il pratique jour et nuit, allant à vélo à l'école en dribblant avec son ballon, gonfle avec laquelle il partage également son lit. Son père est entraîneur de basket à la fac de Clemson, en Caroline du Sud. Press Maravich qu'il s'appelle. Son prénom lui va bien : il presse son monde.
Son gamin, à qui il répète qu'il doit réaliser son rêve et tout sacrifier pour (Pete Maravich sera d'ailleurs dépressif lors de sa carrière de joueur pro, ne sachant pas "à quoi sert sa vie") ; le coach du lycée de son gamin, à qui il dit que son petit mec de 1m60 pour 45 kilos tout mouillé est le meilleur joueur de basket de sa génération, et que bordel, du coup, faudrait ptet le mettre titulaire de l'équipe du lycée ; sa femme, à qui il dit que leur gamin est un génie, et que bon, quand même, autant le laisser faire la seule chose dans laquelle il est bon, quitte à ce qu'il ne se consacre qu'à ça ; et enfin ses propres joueurs, à qui il fait répéter sans cesse les schémas de jeu jusqu'à atteindre une perfection totale, parce que, bon, ils ont beau être moins forts que la concurrence, si on se donne à 100% au basket, au bout d'un moment, ça paye.
La maman est pleine de sagesse et fait souvent la cuisine.
J'adore les années 60 aux states.
Et donc Pistol. Bon comme je vous ai dit le film n'est pas bon, on échappe à très peu de poncifs et schémas pré-établis. Le truc c'est que les phases de basket du film m'avaient marqué à l'époque.
Pistol a toujours été connu, tout au long de sa carrière, pour sa qualité de maniement de balle et ses talents de quasi-prestidigitateur gonfle en main. Quelques fait d'armes présents sur Youtube convainquent rapidement que le gars à au minimum 20 ans d'avance à ce niveau-là. Il rend les adversaires, et parfois même les coéquipiers complètement mabouls.
Et cette qualité qu'il avait, il l'a travaillée. C'est le point fort du film : les exercices du petit Pete. Des dribbles les yeux bandés, à vélo, au ras du sol, des kilomètres parcourus se passant la balle entre les jambes alternativement main droite-main gauche à chaque pas, et le spécial, le fait de faire tourner le ballon comme une toupie sur majeur droit, et de rester ainsi des heures durant sans jamais le faire tomber.
Ces exercices, je les ai tous réalisé. Tous. Et j'y arrivais.
Ma carrière basketballistique n'a pas suivi celle de pistol, certes, mais je me débrouille encore ballon en main. Bon, lui a fini par atteindre les deux mètres et possédait un shoot magnifique, moi je culmine actuellement à 1m76 chaussures aux pieds et j'ai jamais été foutu de foutre cette putain de sphère dans ce cercle métallique. J'ai donc des excuses.
Cela dit, je n'avais pas vu ce film depuis quinze ans. Je l'ai regardé hier.
Bah mes cochons, j'en ai pleuré, vraiment. Parce que voir un gamin de 12 ans faire la nique à des pré pubères de 16 tous plus cons que des manches, ça fait plaisir. Parce que le voir dragouiller la cheerleader en chef alors que, bah.... c'est un asocial de 12 ans, c'est toujours réconfortant. Parce que voir le premier match entre un lycée blanc et un lycée black en Caroline du Sud, et voir des séquences de jeu ou, visiblement, les deux équipes ne jouent pas au même sport, si ce n'était ce gamin tout sec qui slalome entre les grands échalas agile et magnifiques de l'équipe d'en face, c'est fort.
Et parce que mon enfance, c'était ça. Des dribbles entre les jambes. Des nuits passés avec un ballon, pour faire comme lui (ça a pas duré longtemps, j'avais pas de ballon en cuir, et le plastique ça pue). Des matchs imaginaires où mes dribbles dans le dos et mes crossovers faisaient passer les fantômes de mon esprit pour des pantins à ma merci. Ouais, c'était ça.
C'était comme quand je mangeais de l'amandine au chocolat. C'était écœurant, c'était incompréhensible. Mais c'était bien.