Bulle.

Je bulle.
Je m'emplis de creux.
Je remplis des trous avec des trous. Plus petits.
Je discute moins. Vous me manquez.
Je me manque aussi.
J'aimais être petit.
J'ai perdu les saveurs des jours heureux.
Je les recherche.
Est-ce que c'est mieux de s'approcher de la fin que de s'éloigner du début ?
J'ai lu des remarques pseudo intellectuelles de Philippe Tesson dans le Point. C'était mauvais. Comme lui.
Je regrette de ne remarquer que le mauvais. Je manque le beau. Je manque de beau. Le beau me manque.
Je fais craquer mes chevilles. Les ligaments tiennent.
Mon téléphone a vibré, je pensais qu'on m'appelait. C'était seulement pour signaler que la batterie était pleine.
Le ventilateur du PC souffle. Quelques copeaux de mandarine traînent au sol.
Je me lève dans 8 heures 30.
Je vais faire des pompes. 30. Je vais regarder si mes avant-bras s'épaississent ensuite. Ce ne sera pas le cas.
Je vais dormir. Me réveiller sans doute vers 3 h 16. Ou 17. Etre heureux d'avoir encore 2 h 44 à dormir. Ou 43.
Je vais faire la route. Il pleuvra. Je donnerai des cours. 5 heures. Je serai fatigué. Je ferai la route en sens inverse. Il pleuvra. Je rentrerai.
J'ouvrirai une page vierge de ce blog.
Vous lirez encore?