Pâte brisée.

Il existe des gens qui ne vous disent pas ce que vous voulez entendre. Ces gens-là se préoccupent de vous. Ils vous aiment suffisamment pour vous dire vos vérités. C'est sain. C'est aussi sain qu'une bonne soupe de poireaux après un MacDo. Si vous pouvez éviter les MacDo c'est encore mieux.
Nous ne sommes pas toujours ce que nous voudrions être. Nous sommes ce que nous sommes. c'est souvent déjà très bien, parfois même magnifique. Ça ne nous convient que rarement. C'est un manque d'humilité.
Attention, être conscient de ses qualités est une force, ne vous trompez pas. Il faut se surpasser, se mettre à la hauteur de ses rêves, de ses possibilités. Il faut avoir faim.
Mais il faut accepter d'être humain. Tout simplement humain. Pas plus, pas moins. Et parfois, un "oui, bon, t'es gentil avec tes conneries, mais t'es pas meilleur qu'un autre" c'est sain. Comme une soupe de poireaux.
Pas meilleur, pas pire.
Il n'est pas question de plaisirs simples, d'ambitions mesurées, ou de tempérance dans les actions. Jamais. Les plaisirs doivent être vôtres, miens, subjectifs (pas leurs, surtout pas "leurs" plaisirs), les ambitions doivent être grandioses, et surtout communes (pas de Je dans l'ambition, ce serait comme posséder une île déserte et stérile), et le modéré est pour le grand au-revoir mou.
Non. Il faut juste parfois entendre la vérité, celle de ceux qui nous aiment.
Quand on ne l'entend plus, c'est qu'on est seul. Tout seul. Le roi et ses sujets. Le footballeur et son agent. Nixon et Kissinger. Je souris. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, ils ramassent les colombes de la paix.

Après trois verres, souvent, quelques heures après ingestion, une grande langueur envahit et les membres et les méninges. Une pente raide dont la déclivité augmente avec les secondes qui s'écoulent.
Sauf quand on nage dans la vérité. Plus rien ne fait peur, quand c'est vrai.