Autophage.

Est-ce encore une tentative de sabordage en règle ? Est-ce de la peur mal maîtrisée ? Est-ce une décision juste et raisonnée ?
La platitude du paysage m'ennuie. L'inintérêt grandissant que je trouve pour l'autre m'inquiète. Tout cela n'est plus très sensé. Ne l'a jamais été, pour tout dire. Je subis ma lâcheté, encore. D'autres la subissent. D'autres se désespèrent, un peu, de moi et de ce que je pourrais être.
D'autres ne s'en inquiètent sans doute plus beaucoup.
Je n'ai pas encore renoncé, c'est pourquoi je prends encore des décisions. A l'emporte-pièce, au débotté, à l'arrache, mais je les prends. Je ne pèse rien me direz-vous, je ne planifie pas ? Je n'ai rien à mettre en balance, pas de but précis. Le plan s'établit en fonction de l'objectif. Le mien n'est pas connu.
Un gorille dans la brume. Un singe en hiver. Un connard qui râle.
J'ai soif, de plus en plus soif. J'ai faim quand je mange trop en ce moment. Mon estomac se dilatant se fait plus vorace. Contracté, il est repu. Pas très radoxal tout ça.
Je traverse les jours comme un zombie qui n'aurait pas faim de cerveau. Finissons-en. Prenons la tangente. Roulons, chantons, buvons. Faisons que les journées comptent. Faisons que nos cellules servent. Faisons que notre voix porte. Brillons un peu, brillons. Finissons-en avec cet égocentrisme mortifère.
Au moins, pour vous. Tous.