Un long dimanche de filles en sable.

Un titre qui a une double vocation : se rappeler que souvent, les films français à gros budget, c'est de la merde, se rappeler que souvent, les jeux de mots de votre serviteur sont d'une qualité comparable à la viande Spanghero, discutables donc.

Le sable a disparu des côtes. Les plages sont maintenant des étendues de galets tranchants. Les tempêtes hivernales, et avec elles les vagues rugissantes (oui oui, j'ose les vagues rugissantes) ont tout emporté. Des retraités vernaculaires pensent que "ça reviendra d'ici cet été." Le sable. Sans vouloir réfreiner tout optimisme dans une période troublée propice à la désinvolture et au renoncement, j'ai quand même du mal à penser que la mer ramènera sur les côtes de notre belle Vendée des mètres cubes de sable par paquet de cent.
Le paysage côtier a donc changé. Il faudra se battre cet été sur certaines plages pour pouvoir poser sa serviette sur une douce couche silicée. Les commerçants désespèrent de l'impact désastreux de cette nouvelle carte postale sur leur chiffre d'affaire estival. Et donc annuel. L'inquiétude grandit, les futurs maires de stations balnéaires seront sans doute sommés de trouver une solution. Draguer les fonds, transporter par avion du sable du Sahara, puisque là-bas personne n'en veut.
Bref la situation risque de s'enliser. Et, je ne peux le nier, je suis moi aussi inquiet. La quantité de bikinis présents sur la façade Atlantique pourrait diminuer. Et ça, c'est intolérable. Je ne veux pas de ces retraités des postes pour uniques compagnons d'infortune iodée. Amenez moi les fraîches diplômées de licence de droit, master de commerce et autres BTS tourisme. Inondez les flots de sculpturales infirmières, d'élégantes standardistes, d'ingénieures effrontées. Badigeonnez les dunes de pâtissières adroites, d'intuitives institutrices, de mélancoliques musiciennes, d'admirables acrobates, d'espiègles contrôleuses, d'inaccessibles hôtesses de l'air.

Et dans un souci de bienséance, je ne ferai aucun lien ni avec la soif, ni avec la faim. Mais amenez-moi du sable bordel !!!