Il est différent de son homonyme de par sa quotidienneté. Pas de dernier repas, mais toujours un nouveau. Toujours le même. Les légumes sont bons, les fruits sont bons, les sauces légères mais affirmées, les pâtisseries fines et onctueuses, les viandes cuites quasi-scientifiquement, la compagnie est divertissante, intelligente, raffinée. Mais le con est damné, et ne peut saisir toutes ces nuances. Il reste centré sur lui, incapable de ne pas penser qu'à soi.
Lorsqu'il croque une belle poire, il pense au sucre malsain qui lui fera prendre du poids. Quand il mange une bonne soupe, il pense aux brûlures que le liquide pourra occasionner à la partie supérieure de son système digestif. Quand il pourrait se délecter d'un beau mille-feuille, il s'imagine mourir dans l'année d'un arrêt cardiaque causé par un trop plein de cholestérol. Quand il écoute une bonne histoire, une anecdote hilarante, il rage de ne pas être celui qui l'a racontée.
Quand il faut se lever de table, puis se coucher, il est seul. Personne ne l'accompagne. Quand il s'assoit à la table du petit-déjeuner, il est seul, personne ne l'attend. Alors il recommence. Son éternel dernier repas du con damné.
Lorsqu'il croque une belle poire, il pense au sucre malsain qui lui fera prendre du poids. Quand il mange une bonne soupe, il pense aux brûlures que le liquide pourra occasionner à la partie supérieure de son système digestif. Quand il pourrait se délecter d'un beau mille-feuille, il s'imagine mourir dans l'année d'un arrêt cardiaque causé par un trop plein de cholestérol. Quand il écoute une bonne histoire, une anecdote hilarante, il rage de ne pas être celui qui l'a racontée.
Quand il faut se lever de table, puis se coucher, il est seul. Personne ne l'accompagne. Quand il s'assoit à la table du petit-déjeuner, il est seul, personne ne l'attend. Alors il recommence. Son éternel dernier repas du con damné.