Si ce qu'on fait est ce que l'on est, je ne suis pas grand chose. Mais ce n'est pas grave, ce n'est qu'un état stationnaire entre le début et la fin. Ça finira par venir, j'espère être trop malin pour que l'on puisse envisager une autre issue.
Demain je recommence à travailler, du moins je refais une vraie journée de travail. Ça fait plus d'un an et demi que ça ne m'était pas arrivé. C'est long un an et demi, mais pas tant que ça. (Là je viens par inadvertance de basculer mon clavier d'AZERTY en QWERTY et ça fait dix minutes que je lutte pour trouver comment revenir à la normale. Si ça vous arrive, pas de panique, Maj + AltGr et c'est réparé. Tout ça pour dire que ça va être encore plus décousu que d'habitude.)
Quand on essaie de se rappeler d'une année et demi, ça revient par flashs, c'est très épart et pas forcément chronologique. Moi c'est d'abord les pires moments qui reviennent, question sans doute de conjoncture. Puis l'agréable arrive et clôture l'aventure psychique. C'est bien de finir par le bon. C'est un peu ce que je me souhaite pour être honnête. J'espère tenir le bon bout, on verra.
Pour revenir à demain, je suis en train, petit à petit, de prendre conscience que si je veux continuer à faire ce que j'aime, écrire (oui j'aime ça, j'adore même, vous n'avez pas fini d'en chier), va ptet falloir se caler un bout de pain entre les chicots de temps à autres. J'ai l'air intelligent comme ça, mais j'intègre les plus élémentaires des choses très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très lentement. C'est agaçant à la longue.
D'ailleurs j'ai pas l'air intelligent, même de façade. J'ai pas l'air du tout. Quand je dis "j'ai pas l'air du tout", c'est pour dire que j'ai pas l'air quoi, ni climatisé, ni intelligent, ni rien. Pas l'air du tout. J'ai l'odeur par contre. Trop de poils, c'est génétique il parait. Et comme j'aime me faire suer en ce moment, faute de mieux, ça n'arrange rien à l'affaire. Il n'y a pas de c à suer.
Ah, je voulais vous parler de ça aussi. Nager c'est beau. C'est silencieux, c'est fatiguant, c'est solitaire, ça donne un goût de sel dans la bouche (oui, je nage dans l'océan moi madame), et ça donne l'impression de faire corps avec quelques choses. Peut-être avec le décor des vacanciers qui, pendant quelques secondes, te suivent des yeux. Ou avec le pipi des mêmes vacanciers qui te réchauffe par saccades. Ou avec la mer, pour faire un peu barbelivienesque. Enfin ça fait du bien de sentir ses épaules lourdes en sortant de l'eau, et de regarder son bide en se disant que pour cette fois, c'est pas le gras qui gagnera.
C'est ce qu'on fait qui définit ce que l'on est. Je suis nageur, écrivain et intérimaire. Pour le moment.
Ah oui. Et affamé. Pas soiffard ce soir, j'ai essayé de me donner du courage et le sommeil.
Demain je recommence à travailler, du moins je refais une vraie journée de travail. Ça fait plus d'un an et demi que ça ne m'était pas arrivé. C'est long un an et demi, mais pas tant que ça. (Là je viens par inadvertance de basculer mon clavier d'AZERTY en QWERTY et ça fait dix minutes que je lutte pour trouver comment revenir à la normale. Si ça vous arrive, pas de panique, Maj + AltGr et c'est réparé. Tout ça pour dire que ça va être encore plus décousu que d'habitude.)
Quand on essaie de se rappeler d'une année et demi, ça revient par flashs, c'est très épart et pas forcément chronologique. Moi c'est d'abord les pires moments qui reviennent, question sans doute de conjoncture. Puis l'agréable arrive et clôture l'aventure psychique. C'est bien de finir par le bon. C'est un peu ce que je me souhaite pour être honnête. J'espère tenir le bon bout, on verra.
Pour revenir à demain, je suis en train, petit à petit, de prendre conscience que si je veux continuer à faire ce que j'aime, écrire (oui j'aime ça, j'adore même, vous n'avez pas fini d'en chier), va ptet falloir se caler un bout de pain entre les chicots de temps à autres. J'ai l'air intelligent comme ça, mais j'intègre les plus élémentaires des choses très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très lentement. C'est agaçant à la longue.
D'ailleurs j'ai pas l'air intelligent, même de façade. J'ai pas l'air du tout. Quand je dis "j'ai pas l'air du tout", c'est pour dire que j'ai pas l'air quoi, ni climatisé, ni intelligent, ni rien. Pas l'air du tout. J'ai l'odeur par contre. Trop de poils, c'est génétique il parait. Et comme j'aime me faire suer en ce moment, faute de mieux, ça n'arrange rien à l'affaire. Il n'y a pas de c à suer.
Ah, je voulais vous parler de ça aussi. Nager c'est beau. C'est silencieux, c'est fatiguant, c'est solitaire, ça donne un goût de sel dans la bouche (oui, je nage dans l'océan moi madame), et ça donne l'impression de faire corps avec quelques choses. Peut-être avec le décor des vacanciers qui, pendant quelques secondes, te suivent des yeux. Ou avec le pipi des mêmes vacanciers qui te réchauffe par saccades. Ou avec la mer, pour faire un peu barbelivienesque. Enfin ça fait du bien de sentir ses épaules lourdes en sortant de l'eau, et de regarder son bide en se disant que pour cette fois, c'est pas le gras qui gagnera.
C'est ce qu'on fait qui définit ce que l'on est. Je suis nageur, écrivain et intérimaire. Pour le moment.
Ah oui. Et affamé. Pas soiffard ce soir, j'ai essayé de me donner du courage et le sommeil.