"Il mange de tout." Mais qu'elle est con cette phrase. "Il mange de tout." Tu lui sers un pneu, oui oui, il le mange. Une pomme truffée de vers ? Il la mange. Pire, un repas cuisiné par moi (tout type d'ingrédient et de recette, ça ne manque jamais). Il le mange !!! Bah oui il mange de tout.
C'est comme dans ses loisirs : il lit de tout, il écoute de tout, il regarde de tout, en sport il fait de tout. Moi je ne mange pas de tout. Les omelettes je trouve ça fade, surtout quand tu ne les garnis pas. C'est pas bon. Le melon je trouve ça ennuyeux et prétentieux (ce orange... il y a des limites au mauvais goût), et en plus mes poils de barbes finissent toujours tous collés contre mes lèvres, du coup mon hygiène déjà défaillante s'en trouve encore diminuée. Les artichauts n'ont aucun intérêt, si ce n'est de nous faire perdre notre temps à trouver ce qui est comestible dans le drôle de légume. La côte de blette... Déjà la blette est une plante, j'ai jamais réussi à distinguer où se situait sa cage thoracique. Ensuite... ensuite c'est pas bon !!! Le fenouil, idem, sans intérêt, au suivant !!!
Au bout d'un moment pourquoi il faudrait vouloir "manger de tout?" Non, je dis non. J'aime la bonne grosse patate, je m'en boufferais en purée, en gratin, en chips, en frittes à m'en faire péter la panse. Le choux de Bruxelles, bien que rappelant par son odeur notre défunte fosse-septique, laisse en bouche un souvenir délicat et subtil à faire arrêter d'uriner le Manneken Pis. Le crabe, l'araignée de mer, la sole ou le bar font à chaque bouchée qu'ils m'offrent perler une larme de joie le long de mes joues grêlées et grasses.
Sachons faire des choix que diable. "Oui mais bien cuisiné, tout est comestible" me direz-vous. Déjà, comestible, ce n'est pas suffisant. Le bon sacrebleu, cultivons le bon. Ensuite je vous répondrais qu’enterrer un aliment sous une montagne d'épices, de marinades, de sauces, de jus, de condiments ou de crèmes en tout genre ne rime finalement pas à grand chose. La langue de bœuf est aussi délicieuse avec sa sauce madère que nature, le thon est aussi oubliable et sec, seul et nu, qu'avec un coulis de tomate.
Non, ne mangez pas de tout. Sachez choisir, sachez être vous-même en face de vos convives, de votre moitié, de vos enfants, de votre compagnon de cellule (qui peut d'ailleurs être votre enfant), et dites clairement "je ne boufferais pas ta ratatouille bouillante et insipide, ce soir, c'est canard à l'orange. Et fait péter le champagne, ras le bol de ce picrate innommable." Voilà, assumez !!!
Je crois que ça vous fera assez à intégrer pour ce soir. Je n'ai rien de plus à dire, de surcroît.
C'est comme dans ses loisirs : il lit de tout, il écoute de tout, il regarde de tout, en sport il fait de tout. Moi je ne mange pas de tout. Les omelettes je trouve ça fade, surtout quand tu ne les garnis pas. C'est pas bon. Le melon je trouve ça ennuyeux et prétentieux (ce orange... il y a des limites au mauvais goût), et en plus mes poils de barbes finissent toujours tous collés contre mes lèvres, du coup mon hygiène déjà défaillante s'en trouve encore diminuée. Les artichauts n'ont aucun intérêt, si ce n'est de nous faire perdre notre temps à trouver ce qui est comestible dans le drôle de légume. La côte de blette... Déjà la blette est une plante, j'ai jamais réussi à distinguer où se situait sa cage thoracique. Ensuite... ensuite c'est pas bon !!! Le fenouil, idem, sans intérêt, au suivant !!!
Au bout d'un moment pourquoi il faudrait vouloir "manger de tout?" Non, je dis non. J'aime la bonne grosse patate, je m'en boufferais en purée, en gratin, en chips, en frittes à m'en faire péter la panse. Le choux de Bruxelles, bien que rappelant par son odeur notre défunte fosse-septique, laisse en bouche un souvenir délicat et subtil à faire arrêter d'uriner le Manneken Pis. Le crabe, l'araignée de mer, la sole ou le bar font à chaque bouchée qu'ils m'offrent perler une larme de joie le long de mes joues grêlées et grasses.
Sachons faire des choix que diable. "Oui mais bien cuisiné, tout est comestible" me direz-vous. Déjà, comestible, ce n'est pas suffisant. Le bon sacrebleu, cultivons le bon. Ensuite je vous répondrais qu’enterrer un aliment sous une montagne d'épices, de marinades, de sauces, de jus, de condiments ou de crèmes en tout genre ne rime finalement pas à grand chose. La langue de bœuf est aussi délicieuse avec sa sauce madère que nature, le thon est aussi oubliable et sec, seul et nu, qu'avec un coulis de tomate.
Non, ne mangez pas de tout. Sachez choisir, sachez être vous-même en face de vos convives, de votre moitié, de vos enfants, de votre compagnon de cellule (qui peut d'ailleurs être votre enfant), et dites clairement "je ne boufferais pas ta ratatouille bouillante et insipide, ce soir, c'est canard à l'orange. Et fait péter le champagne, ras le bol de ce picrate innommable." Voilà, assumez !!!
Je crois que ça vous fera assez à intégrer pour ce soir. Je n'ai rien de plus à dire, de surcroît.