Après de longs ébats de 5 minutes 32 secondes, elle s'endormit. Je restais pour ma part circonspect, assis sur le bord droit du lit, elle langoureusement étendue dans la diagonale du matelas, emmitouflée dans sa couverture en poil d'Uranus. Les récents événements m'envoyaient valser comme un derviche tourneur sur une fraiseuse numérique. Et je trouvai le comportement de Franck plus que discourtois. Après tout, si la liberté de chacun s'arrête là où commence celle de chacune, et vices et vertus, ma dégoûtante n'avait-elle pas le droit inaliénable d'encenser le cétacé? Quel était son prénom d'ailleurs, à cette femme qui gisait là, à mes fesses? Et d'où venait donc cette odeur de pied ?
Je crus d'abord qu'elle provenait de moi. Pas la femme, l'odeur. Mais non, j'avais bien mis mes chaussettes inolfactives, et appliqué en me levant ma crème hydratante à l'extrait de chausson Exxon, parce que tout ce qui vient du cœur de la terre saura vous faire garder les pieds au sol, et au sec. J'appréciais beaucoup cette publicité du reste, et m'en chantait souvent l'air lorsque je me promenais sur les bords du lac d'acide Erpo IV.
Mais cette odeur de pieds, cela pouvait-il... Non tout de même, comme l'homme fait caca, la femme sent la rose. Ou peut-être naît-elle dans la rose, et l'homme dans le tunnel sous la manche (également appelé aisselle)... J'essayais de ne pas trop m'absorber dans ces raisonnements tout autant connexes que complexes, pour approcher mon nez des pieds de ma conquête. Rien, j'en étais presque déçu de cette neutralité nasale que je ressentais à la proximité des plantes de ma truc. Je chassais donc, cloison au vent, la source de cette puanteur mirifique.
Elle m'attirait hors de la chambre décagonale ; toujours pas la femme, mais l'odeur. Je passai donc le saut à la perche et le 800 mètres pour aboutir dans un superbe stand de tir à la carpe qui m'horrifia. Deux plantes carnivores tenaient en pétales des brumisateurs de lave-vitre et en aspergeaient équilatéralement tout volatile marin qui échappait au contrôle d'un bocal ogival au centre duquel étaient planté lesdits végétaux, l'eau leur montant jusqu'à mi-cheville. La carpe ainsi abattue en plein vol était immédiatement frappé de cécité et récitait l'alphabet alternativement en grec et latin anciens, avant d'effectuer une manœuvre de recul sans prendre soin d'émettre le bip-bip de rigueur.
Ce spectacle atroce me hante encore aujourd'hui. Le sang chaud me montant à la tête me fit pousser un cri de froid. Je devinai en découvrant cette installation que le pauvre Franck s'était mépris au sujet de ma vulgaire : elle était encore pire que ce qu'il avait subodoré, cette installation témoignant d'un irrespect complet du protocole de Senard-Moissy sur l'interdiction d'encouragement fait aux plantes carnivores d'aiguiser leurs penchants les plus carpophobes, tout en violant également, sans amour aucun, l'article six des accords de Saint-Michel Chef-Chef dictant que tout acte d'amour ne peut être suivi d'une observation de tir à la carpe,et mangez des galettes.
Je me sentais pris au piège.
Croquant un œil de caméra, la vicieuse se dévoila alors à mes yeux, sortant de derrière un rideau chamarré ; puis ayant avalé sa friandise, d'un regard électronique, elle me glissa ces mots qui raisonnent toujours en moi : "Dans le cul Lulu."
Pris de spasmophilie, je mangeai une pomme et appelait un ami. J'étais à sa de rien.
Et bon dieu, d'où venait cette odeur ?
(Surement à suivre si les précipitations le permettent)
Je crus d'abord qu'elle provenait de moi. Pas la femme, l'odeur. Mais non, j'avais bien mis mes chaussettes inolfactives, et appliqué en me levant ma crème hydratante à l'extrait de chausson Exxon, parce que tout ce qui vient du cœur de la terre saura vous faire garder les pieds au sol, et au sec. J'appréciais beaucoup cette publicité du reste, et m'en chantait souvent l'air lorsque je me promenais sur les bords du lac d'acide Erpo IV.
Mais cette odeur de pieds, cela pouvait-il... Non tout de même, comme l'homme fait caca, la femme sent la rose. Ou peut-être naît-elle dans la rose, et l'homme dans le tunnel sous la manche (également appelé aisselle)... J'essayais de ne pas trop m'absorber dans ces raisonnements tout autant connexes que complexes, pour approcher mon nez des pieds de ma conquête. Rien, j'en étais presque déçu de cette neutralité nasale que je ressentais à la proximité des plantes de ma truc. Je chassais donc, cloison au vent, la source de cette puanteur mirifique.
Elle m'attirait hors de la chambre décagonale ; toujours pas la femme, mais l'odeur. Je passai donc le saut à la perche et le 800 mètres pour aboutir dans un superbe stand de tir à la carpe qui m'horrifia. Deux plantes carnivores tenaient en pétales des brumisateurs de lave-vitre et en aspergeaient équilatéralement tout volatile marin qui échappait au contrôle d'un bocal ogival au centre duquel étaient planté lesdits végétaux, l'eau leur montant jusqu'à mi-cheville. La carpe ainsi abattue en plein vol était immédiatement frappé de cécité et récitait l'alphabet alternativement en grec et latin anciens, avant d'effectuer une manœuvre de recul sans prendre soin d'émettre le bip-bip de rigueur.
Ce spectacle atroce me hante encore aujourd'hui. Le sang chaud me montant à la tête me fit pousser un cri de froid. Je devinai en découvrant cette installation que le pauvre Franck s'était mépris au sujet de ma vulgaire : elle était encore pire que ce qu'il avait subodoré, cette installation témoignant d'un irrespect complet du protocole de Senard-Moissy sur l'interdiction d'encouragement fait aux plantes carnivores d'aiguiser leurs penchants les plus carpophobes, tout en violant également, sans amour aucun, l'article six des accords de Saint-Michel Chef-Chef dictant que tout acte d'amour ne peut être suivi d'une observation de tir à la carpe,et mangez des galettes.
Je me sentais pris au piège.
Croquant un œil de caméra, la vicieuse se dévoila alors à mes yeux, sortant de derrière un rideau chamarré ; puis ayant avalé sa friandise, d'un regard électronique, elle me glissa ces mots qui raisonnent toujours en moi : "Dans le cul Lulu."
Pris de spasmophilie, je mangeai une pomme et appelait un ami. J'étais à sa de rien.
Et bon dieu, d'où venait cette odeur ?
(Surement à suivre si les précipitations le permettent)